Neuropédagogie : les piliers de l’apprentissage

les piliers de l'apprentissage

Neuropédagogie : les piliers de l’apprentissage

Aujourd’hui nous savons que le cerveau est plastique. Si rien n’est gravé dans le marbre et que des circuits neuronaux peuvent se réparer ou se compenser, il reste que les apprentissages sont plus aisés si certains paramètres sont respectés. Pour cela encore faut-il les connaître.

L’engagement actif

Un enfant apprend plus vite et mieux s’il est acteur de cet apprentissage. Cela est d’ailleurs démontré dans les apprentissages autonomes : la connaissance arrive à l’enfant car il en a besoin et envie. Il est important qu’il s’implique dans ses acquisitions pour les ancrer durablement. Ainsi les expériences, le sensoriel sont autant d’outils facile à mettre en place pour un engagement solide. Les enfants sont des chercheurs nés. Il n’y a qu’à observer un bébé se concentrer sur un nouvel objet pour voir comme l’envie de savoir est déjà ancrée en nous. Favoriser l’engagement actif libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. Nous sommes donc fait pour être moteur de nos apprentissages.

De la bonne utilisation de l’erreur

Se tromper est essentiel et structurant pour le cerveau. Le processus de correction entraîne la reconstruction de circuits neuronaux impliqués dans l’erreur. C’est aussi cela qui permet l’autocorrection et aux réponses de s’affiner face à des problématiques différentes. Dans une société où il est mal vu de se tromper, l’autocorrection favorise en fait l’ancrage des apprentissages, l‘autonomie, la confiance en soi. Il est alors possible de changer de prisme et de considérer l’erreur comme une partie à part entière du travail d’apprentissage. Reprenons l’exemple du bébé qui observe et analyse un jeu d’encastrement comme des poupées gigognes. Il ne pourra pas aller au bout du jeu sans suivre un ordre immuable. De par sa nature, ce jeu va permettre la mise en évidence de l’erreur, l’autocorrection et la répétition de l’emboîtement vont automatiser ce nouvel apprentissage. Encore une fois, cette technique de validation des acquis est innée.

Savoir focaliser son attention

Le cerveau nous ment, il n’est pas objectif. il donne en réalité une vision basée sur notre prisme. L’attention est alors une notion essentielle pour réussir à se focaliser et obtenir de la part de notre cerveau des informations nécessaires pour effectuer une tâche. Notre capacité d’attention fonctionne avec 3 fonctions exécutives ;

  • le contrôle inhibiteur qui permet de résister aux tentations de distraction
  • le contrôle de travail qui garde en mémoire temporaire des informations utiles pour la tâche en cours, comme une consigne d’exercice par exemple
  • la planification qui sert à prioriser puis suivre par étape une tâche

Si ces fonctions exécutives ne sont pas développées, les apprentissages deviennent fastidieux et inefficaces.

Dans une époque où les neurosciences révolutionnent ce que nous pensions savoir du cerveau, il devient urgent de revoir nos modèles d’éducations. En prenant du recul sur ce qu’un enfant peut et ne peut pas appréhender dans ses apprentissages, il est déjà crucial de revenir au plaisir inné d’acquérir du savoir. Cela passe par une prise de conscience que forcer une acquisition ne la rend pas pour autant comprise et utile, qu’il serait plus judicieux de pointer ce qui est su et de renforcer l’estime de soi.

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