Nos enfants face aux écrans

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Nos enfants face aux écrans

On le sait, les écrans sont à éviter au maximum. Avant 3 ans, l’exposition aux écrans est fortement déconseillée et celle-ci doit être accompagnée par la suite. Mais l’écran en lui-même n’est pas nuisible, c’est sa consommation excessive et mal encadrée qui peut être délétère et ce à tous les âges.

Alors quel usage raisonné et raisonnable ?

Une prise de recul s’impose

Nous avons tous lu des études qui démontrent les effets nocifs sur des enfants trop exposés aux écrans : difficulté de concentration, agitation, retard de langage, retard dans les apprentissages etc

S’il est vrai qu’une exposition sans limite est dangereuse, certains chiffres sont toutefois à mettre en perspective. En effet, des troubles de l’apprentissage sont toujours multifactoriels. Si en effet un temps passif trop long devant un écran aura un impact, cette donnée seule ne suffit pas à tirer des conclusions (quel environnement ? quel échantillon ? quelle base commune au moment de l’étude ?). 

Il en va de même pour des infographies alarmistes qui circulent sur les réseaux sociaux voulant montrer les aptitudes en dessin (et donc en représentation) d’enfants habitués aux écrans VS des enfants qui n’y ont jamais été confrontés. Comme pour les études sur l’acquisition du langage, les capacités de représentation de soi varient d’un sujet à l’autre sans qu’un consensus affirme une cause unique. 

Poser les bases

Il reste toutefois essentiel que des règles soient instaurées pour protéger nos enfants d’une exposition inadaptée. Surtout en ces temps de pandémie où les activités extérieures ont été drastiquement réduites, la tentation des écrans est plus forte que jamais. Posons des règles de bases en famille :

  • un temps limité : avec un timer, une sonnerie, avec un système de ticket (comme au manège)… à vous de trouver ce qui fonctionnera avec votre enfant pour lui inculquer la notion de début mais aussi de fin. Ce “contrat” doit être passé en amont du temps d’écran pour ne pas prendre l’enfant par surprise, et donc limiter la frustration.
  • un programme adapté : vitesse des images, vocabulaire employé, message véhiculé, vous êtes garants de la qualité du programme proposé
  • définissez ce qui est acceptable pour votre famille : un dessin animé le week-end ? Pendant un long trajet ? 
  • et après ? Quand le temps d’écran est terminé on essaye de proposer une activité que votre enfant adore ! Cette activité peut être choisie avant pour impliquer l’enfant. Une activité physique est encore mieux.

Comment vivre avec les écrans ?


Avec l’actualité qu’est la nôtre, les écrans ont été d’autant plus présents dans nos foyers. Inévitable confrontation pour les plus jeunes de nos enfants. Nous ne parlons donc pas ici d’un appel whatsapp ou visio avec de la famille : ici l’usage est interactif, sur un temps court et dont les bénéfices sociaux sont importants.

L’un des risques d’une mauvaise consommation d’écran est la passivité qu’il entraîne, notamment chez les moins de 3 ans qui ont un énorme besoin d’échange et d’expériences sensorielles. La cohabitation peut néanmoins exister :

  • en partageant le temps d’écran avec son enfant : ne pas laisser l’enfant complètement seul devant son programme mais participer et commenter avec lui
  • en jouant avec les plus grands : en prenant le temps de vous intéresser à leurs centres d’intérêts ils se sentent considérés et cela vous donne une occasion de comprendre ce qui les attire autant. Sans parler du chouette moment de complicité qui peut en découler !
  • en diversifiant les supports : votre enfant est fan de l’âne Trotro ? Empruntez les livres du petit héros à la bibliothèque, déclinez le personnage sur plusieurs supports pour que l’écran ne soit pas le seul point d’entrée à cet univers
  • en apprenant aux plus grands à réellement se servir d’un outil comme l’ordinateur : le traitement de texte pour noter leur recette préférée, un temps de recherche sur un sujet de prédilection, écrire un mail à un proche…

Le sujet des écrans ne déroge pas à la règle : la mesure est de rigueur. S’il faut les appréhender avec parcimonie, les diaboliser n’est pas non plus une solution pérenne. Comme dans toutes les découvertes, l’accompagnement du parent ou d’un éducateur reste primordial.

 Gardons toutefois en tête que quelque soit l’âge, il n’y a rien de tel que la manipulation, la sensorialité, l’expérience du vivant. 

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